3 aout. Port Townsend, nouveau paradis.
Oui, un petit paradis ou l'on promene son labrador, on desherbe le potager a la main, on epluche l'ail et on boit des cafes... Le matin, je suis allee sur la plage et Downtown / Uptown avec Rebecca et Oly, avant d'attaquer le desherbage manuel du potager. Les mauvaises herbes et plantes ont des noms bien poetiques ici : morning glory (liseron), love in the mist, forget me not ... Il faut ensuite planter quelques rangs de laitues, cardes et choux et s'attaquer aux bouquets d'ail qui ont deja un peu seche, eplucher les tetes et couper les feuilles. Ca fait du bien de mettre les mains dans la terre, de discuter de tout et de rien et de transpirer quand il ne fait que 22 ou 23 degres.
Rebecca m'a ensuite emmenee dans une "boutique" etonnante, le free store. C'est un genre d'Emmaus ou l'on fait un don d'un dollar ... et l'on peut ensuite prendre ce que l'on veut, gratuitement. Me voici donc munie d'une chemisette de cow-girl a carreaux, de chaussettes et d'un petit livre des Bushism, ces fameuses declarations pleines de bon sens de G. W. Bush. J'aurais bien embarque une paire de bottes en cuir et une bonne robe de chambre rose fluo en polaire, du meilleur gout (et surtout bien chaude!) pour les froides nuits a venir dans le desert du Nevada, mais la place va manquer dans mon sac a dos.
Apres ca, je suis retourner me balader downtown jusqu'au bout d'une petite jetee. La, quelques jeunes locaux et un homme, tout seul, profitent du soleil tout relatif. L'homme ressemble a un vieux pirate obese, il propose de me prendre en photo avec mon appareil. Non merci, en revanche on commence a discuter et Mike, puisque c'est son nom, m'apprend qu'il fait des gravures du style nautique sur du bois flotte. Si je reviens le voir, il me fera un dessin. Au passage, je remarque ses tatouages artisanaux sur les avants-bras. Un "Pixie' et une tete de mort avec des ailes. Ok, je reviendrai.
Les repas sont delicieux, simples, souvent vegetariens et prepares avec des ingredients du jardin ou du supermarche cooperatif. Que demander de plus ?