17 - 18 juillet. Calgary
Mardi 17 juillet : Paris - Francfort, Francfort - Calgary. Vive les compagnies aériennes allemandes et leurs sièges en classe éco où on n'a pas les genoux dans le menton et les bourrelets qui débordent par-dessus l'accoudoir du voisin. A l'arrivée au Canada, la douanière juge bon de nous envoyer au comptoir immigration étant donné que ce n'est pas la première fois que je viens ici. "Mon collègue vous posera des questions plus précises sur votre itinéraire". Le collègue en qustion a plus envie de rigoler et bavarder que de nous interroger donc il nous laisse aller récupérer nos bagages. Bagages en main, hop, c'est parti pour la fouille de MON sac à coup de spray détécteur de cannabis, de dépliage de vêtements et d'inspection de toutes les poches. Le type sort mon masque de ski tout poussièreux et fait une drôle de tronche. Il ne regardera pas une seconde le sac de Michiel.
Alysha de Couchsurfing est venue nous chercher à l'aéroport en 4x4 et nous a emmenés dans la grande maison qu'elle partage avec son mari Ricardo et un ami Paul. A peine arrivés, elle nous donne la clé, nous montre leurs VTT qui seront les nôtres pour ces deux jours, les pistes cyclables pour rejoindre le centre-ville, la ruche qu'elle a fabriqué de ses petites mains et sort le tajine qu'elle a préparé pour nous la veille. Haaaaa.
Elle nous montre aussi les photos de leur dernier voyage au Yukon incluant une randonnée de 55km, des grizzlis sur le bord du chemin et des reliques de la ruée vers l'or abandonnées dans la nature. Elle nous dit aussi que bien sûr, si on veut camper ou se balader dans les rocheuses, il nous faut un "bear spray"...
Mercredi 18 juillet, réveil à l'aube et départ un peu plus tard vers le centre-ville sur nos VTT de luxe. Après avoir glâné quelques conseils ça et là, on se décide pour acheter ce fameux gaz lacrymogène pour ours mal léchés. A dégainer en cas de rencontre impromptue et d'attitude menaçante de la bête, d'une portée de 9 mètres. J'ai tout de même signé un formulaire attestant que si on se fait dévorer malgré tout le fabriquant n'est pas responsable.
Toute la journée on a rencontré des gens sympas qui viennent spontanément vers nous pour nous indiquer des directions ou discuter. Même si la ville n'a rien de vraiment attreyant (on n'est pas fans des grattes-ciel dépareillés et du modernisme façon 1980's), on est contents de notre premier jour ! Demain, départ pour Banff en stop.